A la rentrée 2020, des changements sont à prévoir pour les lycéens et étudiants qui souhaitent « faire médecine ». Refonte du cursus, fin du numerus clausus… Les arrêtés précisant les nouvelles modalités des études de santé viennent d’être publiés.

Emmanuel Macron l’avait annoncé il y a un an dans le cadre du plan Ma Santé 2022, c’est désormais officiel. Les études de santé vont être modifiées en profondeur afin de « mieux former, mieux orienter et insérer les futurs professionnels de santé ». Les arrêtés actant cette décision viennent ainsi d’être publiés.

Qu’est-ce qui va changer ?

Première décision : la suppression de la première année commune aux études de santé (Paces). Jusqu’ici l’admission à ces études  (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie) se faisait presque exclusivement via cette première année (et un concours des plus sélectifs). « Cette sélection drastique écarte de nombreux candidats pourtant prometteurs », explique le gouvernement.

Ainsi, à la rentrée 2020, toutes les universités mettront en place de nouvelles modalités d’accès aux études de médecine. Les bacheliers pourront choisir entre plusieurs parcours : une licence « classique » (lettres, droit…) avec une option « accès santé ». Ou un parcours spécifique « accès santé », avec une option d’une autre discipline. Durant leur cursus universitaire, ces étudiants pourront présenter deux fois leur candidature aux études de santé.

Fin du numerus clausus

Le numerus clausus désigne le nombre de places disponibles en seconde année d’études médicales pour les quatre professions que sont la médecine, la pharmacie, l’odontologie et la maïeutique. Une disposition fixée nationalement qui laissait pas mal d’étudiants sur le carreau. Désormais, les universités pourront, en lien avec les agences régionales de santé et « dans le souci de s’adapter au mieux aux besoins des territoires », définir le nombre d’étudiants qu’elles admettent dans les différentes filières.

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