Fibrillation atriale et AVC : « Un danger peut en cacher un autre »

02 décembre 2014

site-okChaque année, plus de 130 000 Français sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Et au total 33 000 malades en meurent dans le mois qui suit. Souvent, les victimes souffraient d’une fibrillation atriale, facteur de risque majeur de l’AVC. Pour mieux informer les patients et leurs proches, une nouvelle campagne d’information vient d’être lancée : « Un danger peut en cacher un autre ». Décryptage.

Cette campagne est le fruit d’une collaboration entre la Fondation Cœur et Artères, l’association France AVC, la Société française Neuro-Vasculaire (SFNV) et le laboratoire Bayer HealthCare. Pour favoriser des comportements visant à prévenir l’AVC, la campagne repose sur la sensibilisation à la fibrillation atriale (FA).

Cette maladie qui frappe notamment les plus de 65 ans, représente une des causes majeures à l’origine des AVC. Ce trouble du rythme cardiaque touche 1% de la population française. « La fibrillation atriale est une pathologie à prendre très au sérieux en raison de ses multiples conséquences, parmi lesquelles la survenue d’AVC. Les patients qui en souffrent ont cinq fois plus de risque d’en être victimes», explique le Pr Christophe Leclercq, cardiologue au CHU de Rennes.

Selon une étude Ifop/Bayer HealthCare, en réalité très peu de Français (13%) savent précisément ce qu’est une fibrillation atriale. Pour une meilleure information, notamment sur les facteurs favorisants, les symptômes, la prise en charge, les traitements, ils peuvent à présent consulter le site www.FAattention.com.

Des AVC plus graves ?

Cette maladie peut provoquer une stagnation du sang au niveau des oreillettes. Résultat, des caillots risquent de se former, de se détacher et de migrer vers les artères cérébrales, provoquant un AVC.

« Le risque de survenue d’un AVC est multiplié par 5 chez un patient atteint de FA mais il varie en fonction des facteurs de risques associés tels que l’âge, le sexe, l’existence d’une maladie chronique (hypertension artérielle, diabète,…) ou maladie cardiaque ou vasculaire », précise le Pr Christophe Leclercq.

Ce n’est pas tout ! Outre le risque d’AVC, la FA peut gravement altérer la qualité de vie des patients. Ces derniers souffrent quotidiennement de palpitations, d’essoufflements. Ils sont ainsi exposés au risque d’hospitalisation. Enfin, selon le Pr Leclerq, « les AVC liés à une FA sont beaucoup plus graves. En effet, la mortalité à 30 jours est de 30% et la mortalité à 1 an est de 50%. ». Pour plus d’information sur cette maladie, consultez le site www.FAattention.com.

  • Source : Etude Ifop/Bayer « Les Français, la Fibrillation atriale et l’AVC». Echantillon de 981 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Du 11 au 15 septembre 2014. – Communiqué de presse Bayer, octobre 2014

  • Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par Dominique Salomon

Aller à la barre d’outils