De plus en plus de personnes âgées. De moins en moins de professionnels pour s’en occuper. C’est pour faire face à cette dichotomie que Myriam El Khomri a remis ce 29 octobre un rapport. Objectif : attirer les jeunes générations vers les métiers du grand âge.

Les personnes en perte d’autonomie passeront de 1,38 million en 2020 à 1,47 en 2025. Une situation qui va nécessiter des bras pour améliorer les conditions de prise en charge. Problème, les métiers du grand âge sont de moins en moins attractifs.

Dans un rapport remis aujourd’hui à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, Myriam El Khomri, ancienne ministre du travail de François Hollande, enjoint le gouvernement à les revaloriser. En effet, aides-soignants ou encore accompagnants éducatifs et sociaux pâtissent d’une image dégradée, sont mal rémunérés et souffrent de conditions de travail difficiles.

Postes supplémentaires, gratuité de la formation…

Ainsi, pour de meilleures conditions, Myriam El Khomri demande l’ouverture 18 500 postes supplémentaires par an d’ici à fin 2024, ou encore de remettre à niveau, au plus tard au 1er janvier 2021, les rémunérations inférieures au Smic.

Pour ce qui est de la modernisation des formations, l’ancienne ministre – qui est aujourd’hui directrice d’une entreprise spécialisée dans le conseil et le courtage en assurance – demande « la suppression du concours d’aide-soignant pour la formation initiale », ainsi que « la gratuité de la formation ».

Le rapport suggère aussi que soit lancée une offre nationale compétitive pour équiper les accompagnants à domicile de véhicules propres. Ainsi qu’une campagne de communication pour valoriser les métiers du grand âge. Toutes ces propositions pourraient être intégrées à la future loi « Grand âge ».

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