grippe-1200-2501585Alors que l’épidémie de grippe continue de se propager en France (même si le nombre de nouveaux cas tend à se stabiliser), Santé publique France note un taux de décès – toutes causes confondues – supérieur aux données attendues. La grippe serait-elle particulièrement meurtrière ? Pour le moment, il est trop tôt pour l’affirmer.

Dans la plupart des régions de France, le nombre de nouveaux cas de grippe se stabilise. Il recule même en Auvergne-Rhône-Alpes et en Normandie. Chez les plus de 65 ans, les admissions aux urgences, les hospitalisations, les réanimations sont, elles aussi, en diminution. Mais le virus grippal A(H3N2) reste très sévère chez les personnes âgées. « Le nombre de foyers d’infections respiratoires aigües est élevé en EHPAD*. »

Du 16 au 22 janvier, 437 consultations liées à un syndrome grippal pour 100 000 habitants ont été enregistrées. Au total sur cette même semaine, 4 744 passages aux urgences pour grippe dont 728 hospitalisations ont été rapportés. Et 15,7% des consultations effectuées par SOS Médecins ont pour motif des symptômes grippaux. Au total, depuis le début de la surveillance (le 1er novembre 2016), un total de 926 cas graves admis en réanimation a été signalé.

Des décès à la hausse ?

Toutes causes confondues, depuis le début de l’épidémie mi-décembre 2016, Santé publique France note un excès du nombre de décès (+ 8 100). Cette hausse affectant presqu’exclusivement les plus de 65 ans. « Mais la part de la mortalité due à la grippe ne peut pas être estimée actuellement. »

A noter : au 24 janvier, le taux de couverture vaccinale contre la grippe est estimé à 46%.

*Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

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