L’incidence de l’hépatite E est en augmentation dans l’Union européenne depuis dix ans. Mais comment expliquer la hausse de ces nouvelles contaminations le plus souvent asymptomatiques ?

Comment évolue l’incidence de l’hépatite E dans l’Union européenne ? Pour le savoir, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mené l’enquête auprès de 31 pays. La quasi-totalité (30) a répondu au questionnaire envoyé en février 2016, fournissant des données basées notamment sur les systèmes nationaux de surveillances de cette infection.

Publiés en septembre 2016, les résultats sont édifiants : De 514 en 2005, le nombre de nouveaux cas d’hépatite E était de 5 617 en 2015. Les plus hautes prévalences ont été relevées chez les donneurs de sang français et néerlandais. « Sur la même période, les taux d’hospitalisation sont passés de 85 à 1 115 en 2015. Et 28 décès liés à l’hépatite E ont été rapportés sur la durée de l’étude. »

« Au total, 20 pays sont dotés d’un système de surveillance spécifique de ces contaminations connues pour trouver leur origine dans l’ingestion de porc, et dans une moindre mesure de fruits de mer. » Des campagnes de dépistage sont menées à travers 26 pays. Dans la majorité des cas, l’hépatite E est asymptomatique. Dans le cas contraire, les infections symptomatiques concernent majoritairement les hommes de plus de 50 ans.

L’origine alimentaire ?

Cette hausse des cas est liée à la propagation de certaines souches au fil des années. Elles viennent potentiellement de « la consommation de saucisses de porc et de jambon vendus en supermarché en Angleterre et au Pays de Galles, vecteurs supposés du virus ». A l’avenir, « davantage d’études doivent être menées chez l’homme, l’animal et sur les produits alimentaires pour étayer les données sur les sources d’infections ».

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