Infarctus avant 50 ans : diminuer le risque de récidive

[08 septembre 2016 - 12h00] [mis à jour le 08 septembre 2016 à 12h01]

Le nombre de décès par infarctus avant 50 ans a diminué aux Etats-Unis, depuis le début des années 80. Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise? Les patients qui ont survécu à cet accident conserveraient un risque plus élevé de mortalité prématurée, d’origine cardiovasculaire.

Le Pr Morten Schmidt et son équipe de l’Hôpital universitaire d’Aarhus (Danemark) ont épluché les données relatives aux infarctus du myocarde survenus dans leur pays entre 1980 et 2009. Ils ont centré leur travail sur les 21 700 « attaques » qui ont frappé des patients âgés de 50 ans ou moins. Puis ont comparé leurs résultats avec ceux issus de la population générale, soit 217 000 de leurs concitoyens.

Il en ressort les deux principaux résultats suivants :  entre les périodes 1980-1989 et 2000-2009, le nombre de décès dans les 30 jours consécutifs à un infarctus est passé de 12,5% à 3,2% au sein de la population étudiée. Puis de 5,1% à 1,6% si l’on prend en compte l’année qui a suivi. De plus, les patients qui ont survécu présentent un risque de mortalité prématurée (avant 65 ans) deux fois plus élevé qu’au sein de la population générale.

En finir avec le tabagisme

« Nous estimons que la baisse du nombre de décès par infarctus observée ces 30 dernières années, est due pour moitié à la diminution du nombre de patients fumeurs », constate le Pr Schmidt. « Et pour l’autre moitié, aux progrès liés à la prise en charge (nouveaux traitements, organisation des équipes) et à la gestion de l’hypertension artérielle et de l’hypercholestérolémie ».

En conclusion, « les patients de moins de 50 ans qui survivent à un infarctus du myocarde conservent un risque augmenté de récidive », souligne-t-il. « Il peuvent toutefois agir de façon positive sur celui-ci en cessant le tabagisme, en pratiquant une activité physique de façon régulière et en adoptant une hygiène alimentaire saine ».

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