La pratique régulière d’une activité physique repousse le risque cardiovasculaire. Voilà qui n’est pas nouveau. En revanche, des chercheurs américains montrent qu’elle augmente aussi les chances de survie des seniors, après une attaque cardiaque.

A la Johns Hopkins School of Medicine de Baltimore (Etats-Unis), le Dr Michal Blaha et son équipe sont partis d’une base de données de 70 000 patients, victimes d’un infarctus du myocarde. Au final, ils n’ont retenu que ceux qui avaient réalisé une épreuve d’effort avant leur accident. Soit tout de même, plus de 2 000 personnes âgées en moyenne de 62 ans.

Pour mesurer la capacité physique de chacun des participants, les scientifiques ont traduit les résultats en Metabolic Equivalent of Task (MET ou équivalent métabolique). Cet indicateur s’élève à mesure que l’intensité augmente.

Au final, les médecins montrent que les 634 patients atteignant un MET égal ou supérieur à 10 présentaient un risque de décès consécutif à leur infarctus, 40% moins élevé que les autres. A noter qu’un score de 10 est observé chez une personne capable de pratiquer une activité physique à une intensité relativement élevée. « C’est la première fois que nous parvenons à mettre en évidence une telle corrélation », conclut Blaha. Lequel incite plus que jamais ses patients à pratiquer une activité physique régulière.

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