D’après des scientifiques américains, la résistine, une protéine exprimée par la moelle osseuse, jouerait un rôle majeur dans la survenue de deux infections parasitaires : la filariose lymphatique et l’ankylostomose. Une découverte qui devrait permettre d’affiner les stratégies pour les combattre.

A l’échelle mondiale, les infections parasitaires sont à l’origine de nombreuses maladies. Elles constituent un problème de santé public majeur, particulièrement dans les pays en développement.

Jusqu’ici, la résistine était surtout connue pour son impact dans l’insulinorésistance. Mais à partir d’un travail réalisé sur la souris, le Pr Jessica Lang et son équipe de l’Université de Californie (Riverside) lui ont découvert une autre facette : en présence d’un parasite intestinal tel qu’un ver, elle se trouverait à l’origine d’une « réponse immunitaire inappropriée ». En d’autres termes, elle empêcherait le système immunitaire d’évacuer le ver en question.

Des maladies moins négligées ?

D’après les auteurs, cette découverte pourrait entraîner « la mise au point de nouveaux médicaments ou anticorps contre les infections parasitaires ». Principalement la filariose lymphatique – ou éléphantiasis – une maladie redoutable qui provoque une hypertrophie de la jambe, du bras, des organes génitaux ou des seins ! Mais aussi l’ankylostomose, qui entraîne une carence nutritive et une anémie.

Ces deux affections frappent surtout les pays en développement. Elles sont loin d’être rares : d’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 120 millions de personnes seraient actuellement infectées par la première. Et 740 millions, par la seconde…

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