L’OMS s’attaque à l’abus d’alcool

26 mai 2010

La 63ème Assemblée mondiale de la Santé a clos ses débats ce vendredi à Genève. L’une de ses décisions les plus marquantes aura sans doute été l’adoption d’une stratégie de lutte contre « l’usage nocif de l’alcool ».

Mais d’autres résolutions auront aussi des conséquences d’envergure. Petit tour d’horizon des principales décisions adoptées par les ministres de la santé et les responsables sanitaires des 193 états membres de l’OMS.

Des stratégies visant à diminuer l’usage nocif de l’alcool. L’OMS veut « réduire les effets dommageables » de l’alcool pour les populations à risque particulier : « les enfants, les adolescents, les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes ou allaitantes, les populations autochtones, minorités ou groupes défavorisés ». Sans oublier naturellement, les ravages de l’alcool au volant. Pour ce faire, l’Organisation préconise la mise en place de systèmes d’information, d’éducation et de dépistage. Elle signale par exemple qu’ « en fixant une limite suffisamment basse pour le taux d’alcoolémie toléré (0,02 à 0,05 %) on dispose d’un moyen efficace (pour) réduire le nombre des victimes de l’alcool au volant ». Elle rappelle également que « chaque année, 2,5 millions de personnes meurent de causes liées à l’alcool ».

Rougeole : une éradication pas à pas. Pour se rapprocher au maximum de l’objectif 4 du Millénaire pour le développement – « réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans » – l’OMS entend progresser par étapes intermédiaires. Elle propose pour cela d’améliorer « les systèmes de vaccination, de réussir la vaccination de populations difficiles à atteindre ou encore de prendre en charge un nombre croissant de flambées de rougeole, en particulier dans des zones transfrontalières ».

La rédaction d’un code mondial de bonnes pratiques du recrutement international des personnels de santé. Pour répondre à la crise démographique qui frappe les structures de soins dans les pays défavorisés, ce code devrait « dissuader (notamment) les Etats de recruter activement des personnels de santé originaires de pays en développement qui sont (eux-mêmes) confrontés à des pénuries aiguës d’agents de santé ».

– Dernière décision, qui traduit l’ampleur du problème de santé publique que représentent ces maladies, le 28 juillet marquera désormais chaque année, la Journée mondiale de l’hépatite virale.

  • Source : OMS, 25 mai 2010

Destination Santé
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