Un test de 5 minutes pour mieux diagnostiquer l’endométriose

18 mars 2026

Des chercheurs australiens ont développé un questionnaire simple permettant d'identifier rapidement les femmes à risque d'endométriose. Une avancée qui pourrait réduire considérablement les années d'attente avant un diagnostic.

L’endométriose touche près d’une femme sur dix en âge de procréer. Cette maladie chronique, souvent invalidante, se caractérise par le développement de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, provoquant notamment des douleurs abdominales et pelviennes, une fatigue chronique et parfois une infertilité.

Problème : son diagnostic est souvent tardif et prend en moyenne 6 à 8 ans. Ce retard s’explique par la faible spécificité des symptômes, le manque d’information et le tabou persistant autour des règles et de la douleur féminine.

Face à ce constat alarmant, des chercheurs de l’Université du Queensland en Australie ont développé un outil prometteur : le score SAFE (Simplified Adolescent Factors for Endometriosis), un questionnaire de 5 minutes qui pourrait changer la vie de millions de femmes. « En détectant l’endométriose plus tôt – idéalement chez les adolescentes dès leurs premières règles – nous espérons que cet outil permettra de réduire le délai diagnostique moyen et ainsi de commencer le traitement le plus tôt possible », expliquent les chercheurs.

Six questions simples pour détecter un risque d’endométriose

Le test utilise 6 questions pour repérer les filles ou les jeunes femmes à risque d’endométriose et nécessitant des examens complémentaires. Ces questions concernent :

  • la fréquence de douleurs pelviennes ;
  • le fait d’avoir consulté un médecin pour ces douleurs ;
  • d’avoir pris des antalgiques pour les calmer ;
  • d’avoir souffert de saignements menstruels abondants ;
  • d’avoir souffert de règles douloureuses ;
  • les antécédents familiaux d’endométriose.

Le système fonctionne par points : plus les facteurs de risque identifiés sont nombreux, plus le score est élevé et plus la probabilité de souffrir d’endométriose est grande.

Un outil basé sur des données solides

Pour développer ce test, les chercheurs se sont appuyés sur les données de plus de 9 000 femmes participant à l’Étude longitudinale australienne sur la santé des femmes, ce qui leur a permis d’identifier précisément les facteurs de risque associés à l’endométriose.

Les prochaines étapes consisteront à évaluer l’outil en milieu clinique, à examiner sa praticabilité dans les cabinets de médecins généralistes, les cliniques spécialisées dans l’endométriose et à explorer la possibilité de développer une application.

  • Source : https://public-health.uq.edu.au/research/awaghr-centre

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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