La France pointe du doigt un nouveau stupéfiant

02 avril 2007

Iboga : retenez bien le nom de cet arbuste. L’un de ses composants – l’ibogaïne – vient d’être classé comme stupéfiant par le Ministère de la Santé. Son utilisation se développerait « dans le cadre d’activités sectaires au travers de séminaires ‘de revalorisation de soi’ et de ‘voyage intérieur’ »…

Des activités potentiellement dangereuses donc, et qui se dérouleraient principalement dans les départements de l’Ardèche, du Calvados et de l’Eure-et-Loir. Le ministère souligne également « la présence de l’Iboga sur Internet où il fait l’objet d’une promotion très active ». La racine de cet arbuste des forêts équatoriales d’Afrique de l’Ouest, contient une douzaine d’alcaloïdes. Au nombre de ces derniers figure l’ibogaïne, une substance proche de celles présentes dans différents champignons hallucinogènes.

A doses élevées, l’ibogaïne est responsable d’hallucinations visuelles et auditives parfois très anxiogènes pouvant induire des comportements suicidaires. Sa neurotoxicité a déjà été démontrée chez l’animal. Un décès a été constaté en France en 2005, et plus d’une dizaine à travers le monde.

Actuellement, aucune étude n’a prouvé que cette substance a un quelconque intérêt thérapeutique. Des travaux ont été menés pour étudier son impact sur le traitement de la dépendance aux opiacés, à la cocaïne et à l’alcool. Leurs résultats au stade actuel, sont décevants.

  • Source : Direction générale de la Santé, 28 mars 2007

Destination Santé
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