La piste des « contrôleurs du VIH » s’affine

[16 novembre 2010 - 12h09] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h41]

Des chercheurs américains ont identifié un ensemble de variations génétiques qui « semblent déterminer si un patient séropositif sera ou non, un contrôleur du VIH ». Cette découverte importante pourrait permettre demain, de mieux comprendre les mécanismes qui régissent ce mode très particulier d’autocontrôle de la maladie. Elle pourrait aussi déboucher sur de nouvelles pistes thérapeutiques.

Moins de 1% des séropositifs sont en effet contrôleurs du VIH. Chez ces derniers, la réplication virale est spontanément supprimée, comme si leur organisme « contrôlait » l’infection. Ils ne développent donc pas la maladie. Y compris en l’absence de traitement.

A Boston, les équipes du Dr Florencia Pereyra et du Dr Bruce Walker ont mené une analyse « sur le génome entier de patients recrutés dans le cadre de l’International HIV Controllers Study. Ils ont mis à jour plus de 300 variations génétiques qui affectent la manière dont le système immunitaire reconnaît les cellules infectées. Leur point commun ? Il se situerait au niveau du système HLA, dont le rôle dans la mise en œuvre et la régulation de l’immunité est encore très imparfaitement connu.

« Nous espérons que le fait de mieux comprendre comment ces contrôleurs du VIH arrivent à supprimer la réplication virale nous servira dans la recherche de nouvelles pistes de vaccination ou d’autres thérapies », explique Walker. Mais le chemin sera encore très long avant de déboucher sur du concret. « Nous cherchions une aiguille dans une meule de foin. Il ne reste plus désormais qu’à analyser les aiguilles… », conclut ce dernier.

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