Graisse viscérale, graisse sous-cutanée: quelles différences ?

06 janvier 2026

Notre organisme renferme différents types de graisses, selon leur répartition corporelle, avec des conséquences potentiellement importantes pour notre santé. L’une est qualifiée de viscérale et l’autre de sous-cutanée. Avec quelles différences ?

Ce n’est au début des années 1990 que les scientifiques ont mis le doigt sur le caractère très hétérogène de l’obésité. Ils découvrent que des patients en surpoids ou obèses pouvaient ainsi renfermer une même quantité de graisse corporelle totale et être exposés à des facteurs de risque différents. Ce qui signifie que la capacité à stocker de la graisse dans différents compartiments de tissu adipeux peut varier considérablement d’un individu à l’autre.

Cœur, foie, pancréas… 

Ils distinguent ainsi les graisses dits péri-viscérales (ou viscérales), de celles qualifiées de sous-cutanées, toutes deux identifiables grâce à des techniques d’imagerie comme la tomodensitométrie et l’IRM. Résultat, même si la majeure partie de notre énergie corporelle est stockée dans le tissu adipeux sous-cutané, certains individus peuvent accumuler des quantités importantes de tissu adipeux au sein leur cavité abdominale : autour du cœur, du foie, du pancréas et donc des viscères.

Des risques élevés 

Les conséquences sont importantes pour notre santé puisque cette graisse viscérale tend à favoriser l’apparition d’anomalies métaboliques, comme la résistance à l’insuline, l’hyperinsulinisme, l’intolérance au glucose, le diabète de type 2, des triglycérides élevés, etc. Il s’ensuit donc un risque cardiaque et encore métabolique élevé.

Sous la peau 

Quant aux graisses sous-cutanées, elles sont donc situées sous la peau, avec un rôle notamment d’isolant thermique, de protection contre les chocs et encore de réserve en cas de privation. Et comme c’est le cas bien souvent, c’est l’excès qui est problématique. Une indication est donnée par la mesure de l’indice de masse corporelle (IMC), avec également des risques pour la santé si celui-ci est élevé. Au passage, ces graisses sous-cutanées sont les premières visées dans une stratégie de perte de poids.

Eliminer les glucides raffinés ! 

Si l’alimentation apparaît en cause dans les deux cas, des facteurs biologiques interfèrent également pour expliquer ces différences de répartition selon les individus. Dans ce contexte, la perte de poids reste un objectif dans les deux cas, à base d’activité physique et d’alimentation saine et équilibrée : dépourvue d’aliments transformés et de glucides raffinés et autres acides gras trans (sodas, pâtisseries, viennoiseries, gâteaux….). Avec un enjeu important du côté des patients présentant des graisses viscérales : celui de réduire leur tour de taille – et donc leur niveau d’obésité abdominale – et leurs taux de triglycérides.

  • Source : Bosomworth NJ. Obésité centrale malgré un poids normal: Les dangers particuliers de la taille toxique. Can Fam Physician. 2019 Jun;65(6) - Laixi Zhang,Mi Yan,Chunyu Hu,Yuanling Tao,Zhen Cheng,Yalan Zhang,Jiayang Shi,Bing Zou,Li Sun,Zongtao Chen,Association between body roundness index trajectories and the risk of cardiometabolic multimorbidity in Chinese middle-aged and older adults: Evidence from the China health and retirement longitudinal study, International Journal of Cardiology Cardiovascular Risk and Prevention, 28, (200556), (2026).

  • Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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