La prise en charge de la malnutrition, c’est à la maison

[09 décembre 2013 - 12h03] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h59]

Comment lutter efficacement contre la malnutrition des enfants? ©WHO.P.Virot

L’OMS vient de publier de nouvelles recommandations pour le traitement de la malnutrition aigüe sévère dans le monde. Plus de 20 millions d’enfants en sont atteints. Principal changement, une prise en charge à domicile chez les petits ne présentant pas de complications.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « on parle de malnutrition aigüe sévère quand un enfant souffre d’un amaigrissement sévère s’accompagnant ou non d’un œdème dû à la rétention d’eau. L’enfant et le nourrisson en sont atteints quand leur alimentation ne leur apporte pas assez d’énergie, de protéines et de micronutriments ». Par ailleurs ils souffrent d’autres problèmes de santé, comme des infections à répétition.

Les nouvelles recommandations de le l’OMS visent à restreindre au maximum l’hospitalisation. Un enfant souffrant de malnutrition aigüe sévère, « sans complications doit recevoir des aliments énergétiques spéciaux et des antibiotiques pour traiter les infections ». Selon les anciennes directives datant de 1999, il était question d’hospitaliser tous les enfants présentant ce type de malnutrition.

Dépister systématiquement le VIH

« C’est généralement mieux pour les enfants et pour leur famille s’ils sont soignés en ambulatoire », explique le Dr Elizabeth Mason, Directeur du Département de l’OMS Santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. « C’est souvent plus facile pour les familles qui doivent continuer à s’occuper d’autres enfants et cela permet aux patients malnutris de rester chez eux sans être exposés au risque d’infection nosocomiale ».

Par ailleurs, pour tous les nourrissons de moins de 6 mois souffrant de malnutrition aigüe sévère, l’OMS recommande l’allaitement au sein exclusif pendant 6 mois. Enfin, tous les petits malnutris devraient systématiquement être soumis au dépistage du VIH.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

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