Accueil » Santé Publique » La vitamine D pour contrer la tuberculose

La relation vitamine D/tuberculose ne date pas d’aujourd’hui. « Autrefois, les sanatoriums étaient de préférence implantés dans des endroits exposés au soleil » souligne le Pr Mario Fabri, professeur de dermatologie au sein de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). « Les patients semblaient retirer des bénéfices de cette lumière, sans que l’on en connaissance vraiment les raisons ».
Au cours de leur étude, les médecins américains ont observé que la vitamine D était susceptible de renforcer le système immunitaire. Ou plus précisément d’agir au niveau des deux types de réactions immunitaires :
– l’immunité innée, qui n’implique pas la reconnaissance préalable de l’agent infectieux ;
– mais également l’immunité acquise, qui se met en place « lorsque la réaction de l’immunité innée n’est pas suffisante pour contrer le micro-organisme infectieux », souligne le CNRS sur son site internet. « Ces réactions reposent sur la reconnaissance d’un antigène (Ag) donné, par les trois grands types de lymphocytes : B, T8 et T4 ».
Cibler les patients à risque
Les chercheurs ont ainsi découvert que la vitamine D poussait en quelque sorte les lymphocytes T (réponse acquise) à libérer une molécule – interféron gamma (IFN-g) – qui active à son tour des cellules de la réponse innée. Et ces dernières – les macrophages –s’attaquent à la bactérie responsable de la tuberculose
« Ce processus demande une certaine quantité de vitamine D. Tout le monde n’en a pas suffisamment. Les populations à peau sombre par exemple, présentent une carence », concluent les auteurs. Ces derniers débutent actuellement de nouveaux essais cliniques, afin de déterminer dans quelle mesure une supplémentation en vitamine D pourrait contribuer à lutter contre la tuberculose chez les personnes à risque.

Source : Science Translational Medicine, 12 octobre 2011 – CNRS, site consulté le 12 octobre 2011
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