Accueil » Santé Publique » Le passage à l’heure d’été ? Pas de quoi en faire une pendule…

Dimanche 25 mars à 2 heures, il sera… 3 heures. On trouvera donc comme d’habitude, d’un côté les pessimistes -«nous dormons une heure de moins», de l’autre les optimistes -« les journées sont plus longues ». Et au milieu… les chronobiologistes, plutôt sereins.
C’est le cas de René Clarisse, chronopsychologue, maître de conférences à l’Université François Rabelais de Tours. « Le passage à l’heure d’été n’entraîne aucun effet sur le plan chronobiologique » nous a-t-il confirmé. « En revanche, ce sont nos changements de comportements qui risquent de perturber notre horloge interne ».
Comme l’a observé ce spécialiste, l’heure gagnée le soir pour profiter de la clarté supplémentaire entraîne généralement un coucher plus tardif qu’en hiver. Le temps consacré au sommeil est alors réduit. « C’est essentiellement pour cette raison que l’on peut se sentir plus fatigué ». Tout simplement parce que l’on dort moins. Et c’est vrai pour les enfants comme pour les adultes …
« Il faut être vigilant avec les petits » avertit René Clarisse. « L’idéal est de décaler très progressivement le moment de les coucher. De 10 ou 15 minutes chaque soir, en attendant de retomber dans les mêmes créneaux et surtout les mêmes temps de sommeil qu’auparavant. C’est d’autant plus important que, nos travaux nous l’ont montrés, nos enfants dorment en moyenne 45 minutes de moins qu’il y a trente ans. C’est beaucoup trop ».

Source : Interview René Clarisse, mars 2007
Recevez chaque jour par e-mail les dernières actualités santé.