L’alopécie androgénétique -ou calvitie – touche 7 millions d’hommes. Et parfois dès l’âge de 20 ans. Une affection fréquente mais tabou. Car elle modifie l’apparence et fait  » vieux « . A ce stress s’ajoute le fait que les hommes ne savent pas vers qui se tourner.

Or le spécialiste tout indiqué, c’est le dermatologue ! Il soigne la peau et les muqueuses certes, mais aussi les phanères, c’est-à-dire les ongles et les cheveux. Bien entendu vous devrez d’abord consulter votre médecin traitant pour obtenir un rendez-vous chez ce spécialiste. Le Dr Eric Tisserand, dermatologue à Clermont Ferrand, nous le confirme.  » C’est souvent lors d’une consultation pour un tout autre problème que le patient vient à évoquer, par hasard, ses soucis de chute de cheveux « .

La consultation pour alopécie débute par un entretien classique, avec un dialogue pour tenter de trouver une première cause probable à l’affection : une maladie récente, un choc émotionnel, un stress, un traitement médicamenteux… Cette consultation c’est aussi l’occasion de parler avec le dermatologue, de lui indiquer par exemple si des cas d’alopécie ont déjà frappé des membres de la famille.

Chute de cheveux, chute du moral… une évaluation nécessaire
Il s’agit ensuite d’évaluer le ressenti du patient face à la perte de ses cheveux. Selon Eric Tisserand,  » l’impact sur le moral ne doit pas être négligé. Bien au contraire, il doit être pris en compte dans la maladie. Car certains patients souffrent réellement et parfois de façon disproportionnée par rapport à la réalité.  »

Vient ensuite l’évaluation objective du problème. Le principe en est simple. Le dermatologue tire doucement sur les cheveux. Ceux qui ne résistent pas à cette traction donnent une idée de l’ampleur de la chute. Avec des variations importantes, puisque  » la perte peut aller de 1 à 2 cheveux sur toute la tête, jusqu’à 5 cheveux ou plus à chaque pincée.  »

Certains dermatologues proposent d’observer le bulbe du cheveu à la loupe. Un examen qui doit être mené plusieurs fois au cours de la vie. En période de pousse – ou phase anagène – et en période de dégénérescence. C’est la phase telogène. Enfin, un examen attentif du cuir chevelu et des ongles permet de déceler une éventuelle infection. Pour terminer, un bilan biologique est parfois nécessaire pour découvrir une cause  » cachée  » de l’alopécie : une carence en fer, une maladie virale ou un problème de thyroïde.

Suivant le diagnostic – alopécie aiguë passagère ou alopécie progressive et chronique – différentes solutions seront proposées. Alors si vous perdez vos cheveux ne cherchez plus. La solution se trouve chez votre dermatologue !

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