Le « texticament », le vêtement qui soigne !

[04 novembre 2011 - 11h42] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h48]

Sous-vêtements, gants, tee-shirts… Les vêtements de demain seront-ils des « texticaments » ? Les cosmétotextiles à visée thérapeutique apparaissent progressivement dans les pharmacies françaises. A doses encore homéopathiques, comme nous le précise Yann Balguerie, président de RBC Blondel, une entreprise de la Cosmetic Valley, spécialisée dans l’encapsulation de formulations cosmétiques, près de Rouen (Seine Maritime).

D’après la définition « officielle » du Bureau de Normalisation des Industries Textiles et de l’Habillement(BNITH), un cosmétotextile correspond à un « article contenant une substance ou une préparation destinée à être libérée durablement sur des parties superficielles de l’épiderme. Et revendiquant une ou des propriétés particulières ».

Les vertus des cosmétotextiles sont essentiellement cosmétiques. Mais depuis quelques années, les spécialistes observent un glissement vers un autre domaine: la santé. Pour l’heure, les texticaments prennent la forme de sous-vêtements qui délivrent des « actifs hydratants. La première génération arrive progressivement dans les pharmacies françaises », souligne Yann Balguerie.

Vers des applications en dermatologie ?

Les générations suivantes seront notamment composées de vêtements « susceptibles d’agir de façon préventive contre l’atopie », autrement dit, contre certaines allergies cutanées. Les textiles en question délivreraient ainsi (voir photo ci-contre) des actifs capables d’hydrater et de prévenir les démangeaisons liées notamment à l’eczéma.

Le monde sportif est aussi visé. Les industriels ont développé des coudières renfermant des micro-capsules composées d’un mélange d’actifs à base de plantes et d’ibuprofène à faible dose. Elles pourront être portées, par exemple, par des joueurs de tennis souffrant d’un tennis-elbow. En France, la commercialisation reste reste difficile, faute d’autorisation de mise sur le marché. Mais à l’avenir ?

« De notre côté, il n’est pas possible, pour l’instant, de modifier notre outil industriel pour le faire évoluer d’un environnement cosmétique à celui de la pharmacie. », explique Yann Balguerie. « C’est un tout autre domaine. Pour cette raison, nous adaptons le choix de nos principes actifs et les dosages appliqués aux contraintes de la réglementation cosmétique. Mais à l’avenir, un transfert de technologie est envisageable si un laboratoire nous sollicite pour envisager une nouvelle forme galénique, qui associerait les bénéfices pharmaceutique et textile… »

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