











Accueil » Médecine » Maladies neurodégénératives » Maladie d’Alzheimer : un effet protecteur de l’espresso ?
© Eun Ji Youn/Shutterstock.com
L’espresso, ou expresso, c’est un café court à l’arôme très fort. Et selon une étude récente, il pourrait être efficace contre la maladie d’Alzheimer. Les résultats de ces travaux, publiés récemment dans le Journal of agricultural and food chemistry, ont montré que les composants de l’espresso seraient capables d’inhiber l’agrégation de la protéine Tau dans les neurones, un phénomène impliqué dans le développement de la maladie d’Alzheimer. « Chez les personnes en bonne santé, les protéines tau aident à stabiliser les structures du cerveau, mais lorsque certaines maladies se développent, les protéines peuvent s’accumuler en fibrilles », précisent les chercheurs italiens qui ont mené l’étude.
Selon certains scientifiques, prévenir l’accumulation de cette protéine permettrait d’atténuer les symptômes de la maladie. Alors que plusieurs études récentes suggèrent que le café a des effets bénéfiques contre les maladies neurodégénératives, les chercheurs italiens ont voulu savoir si l’espresso pourrait jouer ce rôle préventif.
Ils sont donc allés se fournir dans le commerce en grains de café et ont préparé des espressos – environ 30 ml d’eau chaude projetée à travers 7 grammes de café finement moulu. Après avoir analysé la composition du café, ils ont choisi de s’intéresser tout particulièrement aux effets de la caféine, de la trigonelline, de la génistéine et de la théobromine.
Les tests ont ensuite été menés in vitro, en laboratoire. Ces molécules mais aussi un espresso complet ont été laissés à incuber durant 40 heures maximum avec une forme raccourcie de protéine Tau. « Au fur et à mesure que la concentration d’extrait d’espresso, de caféine ou de génistéine augmentait, les fibrilles de Tau étaient plus courtes et ne formaient pas de plaques plus grandes, l’extrait complet d’espresso montrant les résultats les plus spectaculaires », affirment les chercheurs dans un communiqué. « Les fibrilles raccourcies se sont révélées non toxiques pour les cellules et ne laissant pas présager une agrégation ultérieure ».
Pour les scientifiques, ces découvertes ouvrent la voie à de nouvelles pistes de recherches contre la maladie d’Alzheimer.
A noter : Selon les chiffres de l’OMS, 55 millions de personnes sont atteintes dans le monde de démence. La maladie d’Alzheimer est la plus courante et serait à l’origine de 60 à 70 % des cas. En on estime qu’1,2 million de personnes sont atteintes.
Source : Journal of agricultural and food chemistry, 19 juillet 2023, Ameli.fr, OMS
Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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