A compter de ce 11 mai, l’industrie agro-alimentaire se voit dans l’obligation d’indiquer sur ses produits la présence de substances sous forme de nanoparticules. C’est-à-dire dont la taille est de l’ordre du millième de millimètre.

Parue au Journal Officiel ce 10 mai, et applicable dès aujourd’hui, cette mesure vise à renforcer l’information des consommateurs sur la présence de nanomatériaux manufacturés dans les denrées alimentaires. En effet, certains ingrédients comme la silice amorphe, additif utilisé dans le sucre, ou le dioxyde de titane, colorant, sont présents sous forme de nanoparticules dans les produits alimentaires. 

Quels risques pour l’Homme ?

Problème, début 2017, une étude de l’INRA avait montré, chez le rat, que le dioxyde de titane pénètre la paroi intestinale et se retrouve dans l’organisme. Les chercheurs avaient alors observé des troubles du système immunitaire chez les rongeurs.

Même si les différentes conclusions scientifiques ne peuvent pas être – pour le moment – extrapolées à l’homme, l’arrêté du 10 mai impose, conformément aux recommandations européennes, cette obligation d’information « dès que la teneur en nanoparticules est supérieure à 10% ».

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