Nucléaire : des centrales à renforcer

17 novembre 2011

La France doit renforcer la sécurité de ses installations nucléaires et mieux intégrer la notion de risque naturel. C’est la principale recommandation formulée par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN), dans son rapport sur les Evaluations complémentaires de Sûreté post-Fukushima remis ce matin à l’Autorité de Sûreté nucléaire (ASN). En cas de scénarios exceptionnels, l’IRSN demande « l’adoption d’un niveau supplémentaire d’exigence de sûreté ».

Dans les jours qui ont suivi l’accident survenu le 11 mars 2011 dans la centrale de Fukushima Dai-ichi, le Premier ministre François Fillon, avait requis l’ASN de procéder à un audit des installations nucléaires françaises. L’Agence a donc exigé des exploitants dès le 5 mai dernier, des évaluations complémentaires de sûreté qui devaient prendre en compte les enseignements de la catastrophe japonaise. L’IRSN a ensuite analysé ces évaluations.

Les événements survenus à Fukushima nécessitent de « reconsidérer le postulat fait à la conception des installations » françaises, explique l’IRSN. Un postulat selon lequel un accident nucléaire grave ne pouvait être causé par un phénomène naturel…

Un noyau dur

Dans son rapport, l’IRSN précise qu’ « un faible nombre d’installations nucléaires présente des écarts de conformité aux exigences requises. Même si ces écarts ne remettent pas en cause la sûreté des installations, ils sont susceptibles de constituer un facteur de fragilisation dans l’hypothèse de la survenue d’une séquence accidentelle. » Autrement dit, d’une catastrophe naturelle suivie d’un accident nucléaire.

A l’avenir, l’un des enjeux sera d’appliquer les nouvelles connaissances scientifiques à la sûreté nucléaire. « Les évolutions des connaissances doivent conduire à réexaminer certaines exigences de manière anticipée. C’est particulièrement le cas de la prise en compte des séismes pour lesquels la connaissance a beaucoup progressé ces dernières années ». Notons d’ailleurs qu’à l’échelle nationale et internationale, des programmes de recherche en matière de sûreté nucléaire se poursuivent.

Le niveau supplémentaire d’exigence de sureté recommandé par l’IRSN serait intitulé « noyau dur ». « Il garantirait la pérennité des principales fonctions vitales des installations nucléaires durant plusieurs jours, le temps que des moyens externes au site puissent intervenir ». Une sorte de protection « ultime ». Enfin de son côté, l’ASN a fait savoir qu’elle rendra ses conclusions début 2012.

Aller plus loin : Lire la synthèse du rapport de l’IRSN.

  • Source : IRSN, ASN, 17 novembre 2011

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