Ostéodensitométrie : le remboursement en pratique

[06 octobre 2010 - 07h54] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h41]

La mesure de la densité osseuse est le seul examen qui, grâce au diagnostic précoce de l’ostéoporose, permettrait d’éviter tout ou partie des 130 000 fractures annuelles qu’elle provoque en France. Bonne nouvelle, depuis le 1er juillet elle est remboursée !

Un taux de prise en charge de 70%, sur la base d’une consultation à 39,96 euros. Prescrite par le médecin traitant, l’ostéodensitométrie comme une radiographie, est un examen totalement indolore. L’ensemble de la population ne peut bien sûr bénéficier de cette prise en charge, dont les modalités ont été définies en… 2001 par l’Agence nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES).

L’examen est proposé à l’ensemble des patients -et pas seulement des patientes- qui présentent des signes évocateurs d’ostéoporose. Comme la découverte d’une fracture vertébrale ou des antécédents de fracture sans contexte traumatique. C’est-à-dire à l’occasion d’un choc mineur, comme une chute de sa hauteur.

Elle est aussi recommandée aux patients victimes de certaines maladies à risque -anorexie, hypothyroïdie…- ou qui ont suivi des traitements susceptibles d’induire une ostéoporose : cortisone au long cours, par exemple.

La femme ménopausée, elle, bénéficie d’indications supplémentaires : un antécédent familial (parent au premier degré) de fracture du col fémoral sans traumatisme majeur, un IMC inférieur à 19kg/m2, une ménopause avant 40 ans quelle qu’en soit la cause. Un second examen peut également lui être proposé à l’arrêt du traitement anti-ostéoporotique. Ou si de nouveaux facteurs de risques sont apparus dans un délai de 3 à 5 ans après la première ostéodensitométrie.

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