Ostéoporose : répondre aux attentes des patients

[20 octobre 2016 - 09h07] [mis à jour le 20 octobre 2016 à 09h08]

Chaque année, 377 000 fractures dues à l’ostéoporose sont recensées en France. Soit plus d’une toutes les 2 minutes… A l’occasion de la Journée mondiale contre cette maladie, ce 20 octobre, l’Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale (AFLAR) lance une enquête « pour mieux connaître les patients ». Et surtout leurs attentes.

Maladie du squelette, l’ostéoporose est caractérisée par une diminution de la masse de l’os et une détérioration de la structure interne du tissu osseux. Les os deviennent alors plus fragiles, ce qui accroît considérablement le risque de fractures. Lequel augmente aussi avec l’âge. A tel point que 39% des femmes de 65 ans souffriraient de cette affection. Une proportion qui grimpe à 70% à partir de 80 ans.

L’ostéoporose est 2 à 3 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. La principale raison porte un nom : la ménopause. Les œstrogènes contrôlent en effet le remodelage osseux : ils freinent la dégradation du tissu osseux et favorisent la formation d’os jeune. Or, au moment de la ménopause, un déficit en œstrogènes s’installe. Il va accélérer la perte osseuse et élever le risque d’ostéoporose.

Maladie silencieuse

Selon les représentants de l’AFLAR, « en termes de santé publique, l’ostéoporose est un vrai paradoxe. Alors qu’elle touche un nombre très important de patients, sa prise en charge médicale demeure insuffisante. Les causes sont multifactorielles : désinformation, remboursement complexe, mauvaise perception de la maladie, climat de méfiance… »

C’est pourquoi, elle souhaite réaliser un état des lieux des besoins et des attentes des patients. Elle demande donc à ces derniers à remplir une enquête, accessible depuis son site internet : www.aflar.org/. Deux questionnaires sont disponibles : le premier s’adresse aux personnes n’ayant pas eu de fracture ostéoporotique et le deuxième, à celles qui en ont été victimes. « Ces questionnaires distincts se justifient car les difficultés, les besoins et les attentes des personnes malades peuvent être différents si elles ont ou non été victimes de fracture », conclut l’AFLAR. Laquelle compte bien « faire du bruit autour d’une maladie silencieuse ».

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