Piqûres et morsures : l’OMS mobilise localement

10 janvier 2007

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) va mettre au point une stratégie visant à faciliter l’accès dans les pays en développement, aux traitements antirabiques et autres sérums antivenimeux. Plus particulièrement dans les zones rurales.

Définition de standards de production, transferts de technologies, élaboration de guides de bonnes pratiques… L’OMS réunit aujourd’hui à Genève des experts internationaux, des donateurs, des représentants d’ONG et des industriels pour étudier la mise en place d’un plan dont le coût est estimé à 10 millions de dollars sur 5 ans.

L’objectif de l’OMS est d’« augmenter les capacités locales de production et d’améliorer la distribution des produits dans les zones les plus reculées » explique le Dr Howard Zuker. Chaque année dans le monde, 8 millions de personnes relèvent d’un traitement contre la rage pour avoir été exposées à un animal susceptible de porter la maladie. Mais seule la moitié en bénéficie. « Et la plupart des décès frappent des jeunes de moins de 15 ans » en Asie ou en Afrique.

Même constat pour les morsures de serpents et les piqûres de scorpions. En Afrique, elles sont responsables chaque année de 20 000 morts mais aussi de dizaines de milliers d’handicaps physiques (amputations…) et de séquelles neurologiques. Deux millions de doses seraient nécessaires pour couvrir les besoins d’une année sur ce continent.

  • Source : OMS, 9 janvier 2007

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