Plus de lumière pour un cerveau plus performant

[13 mars 2014 - 10h52] [mis à jour le 13 mars 2014 à 14h00]

Notre cerveau serait plus efficace dans la réalisation de tâches intellectuelles lorsque nous avons été exposés au soleil quelques heures auparavant. Une équipe INSERM vient en effet de montrer que cet « effet retard » est dû au fait que nous possédons une sorte de mémoire de la lumière.

Il est prouvé depuis longtemps que la lumière a des effets importants sur notre cerveau et notre bien-être. Elle joue un rôle essentiel dans un ensemble de fonctions dites « non-visuelles », comme la synchronisation de notre horloge biologique avec l’alternance jour-nuit. La lumière constitue également un stimulant puissant pour l’éveil et les tâches intellectuelles. Elle est enfin couramment utilisée pour améliorer les performances et pour lutter contre la somnolence ou le « blues hivernal ». Or les mécanismes à l’origine de ces effets ne sont que très peu connus.

Vers des systèmes lumineux « dopant » ?

Au cours des dix dernières années, des scientifiques ont découvert un nouveau type de cellule sensible à la lumière dans l’œil appelé mélanopsine. Ce photorécepteur permet la transmission de l’information lumineuse vers de nombreux centres du cerveau « non-visuels ». Des scientifiques de l’équipe du Centre de Recherche du Cyclotron de l’Université de Liège (Belgique) et du Département de Chronobiologie de l’Institut Cellules souches et Cerveau de l’INSERM ont réussi à montrer que la mélanopsine intervenait plus spécifiquement dans les performances intellectuelles.

« Nous aurions une machinerie dans l’œil, identique à celle des invertébrés, qui participe à la régulation de notre cognition. Cette recherche met en avant l’importance de la lumière pour les fonctions cérébrales et constitue une preuve en faveur d’un rôle cognitif de la mélanopsine ». Cette découverte pourrait déboucher sur la conception de systèmes lumineux qui stimuleraient les performances intellectuelles.

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