En hiver, rien de tel qu’une bonne soupe pour se réchauffer. Riches en vitamines et en fibres, elles ont tout de l’aliment « santé ». Malheureusement, celles vendues dans le commerce sont loin de tenir leurs promesses. Une situation mise en lumière par l’Association 60 millions de consommateurs.

Pour éviter la corvée de l’épluchage, du lavage et du mixage des légumes, les soupes et potages industriels sont des plus pratiques. Mais côté santé, c’est une autre histoire, comme le montre l’Association 60 millions de consommateurs dans son magazine de janvier. Les auteurs y ont passé au crible 28 références de soupes industrielles (10 à base de légumes, 10 au potiron, 8 poireaux et pommes de terre).

Fibres et vitamines à la peine

Résultat, « à part quelques exceptions, inutile de compter sur elles pour atteindre les 30 gr quotidiens de fibres recommandés par les autorités sanitaires », expliquent les rédacteurs. « Seuls quelques moulinés de légumes affichent une teneur en fibres correcte. »

Du côté des vitamines, le constat n’est guère plus glorieux. « Leur apport est très inégal. Pour faire le plein, évitez les recettes ‘poireaux-pommes de terre’. Nos analyses n’ont retrouvé dans les produits de ce type ni bêtacarotène (ou provitamine A), indispensable à la vision, ni vitamine B6 – pourtant présente dans la pomme de terre –, ni vitamine E, essentielle pour lutter contre le vieillissement cellulaire. » Tournez-vous plutôt vers  les soupes de légumes variés et celles de potiron qui semblent – un peu – mieux pourvues.

Bon point pour le sel

Souvent accusées d’être trop salées, les recettes de soupes industrielles auraient ôté leur grain de sel. « Des progrès ont été réalisés depuis nos précédentes analyses. Aucune référence ne dépasse les 2gr par portion. »

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