Vous avez remarqué, il est quasiment impossible de stopper les tremblements qui s’emparent de notre mâchoire quand il fait froid. Rien de plus normal : ce phénomène réflexe est une réaction de défense de notre organisme face à des températures trop fraîches. 

Confronté à un environnement mettant en péril le maintien d’une température interne à 37°, l’organisme dispose de deux mécanismes biologiques de défense. D’une part, il renforce son isolation thermique : l’hypothalamus commande aux vaisseaux à la surface de la peau de se rétrécir (vasoconstriction) pour retenir la chaleur au niveau des organes vitaux. D’autre part, il commande des contractions musculaires involontaires pour produire de la chaleur, d’où ces grelottements incontrôlables quand il fait vraiment froid. Et les claquements de dents irrépressibles qui s’ensuivent quand c’est la mâchoire qui se contracte.

Problème : si cette stratégie est efficace d’un point de vue biologique, en termes de confort immédiat, elle n’apporte pas beaucoup de bénéfices ! En hiver, il faut évidemment agir sur d’autres fronts pour supporter les chutes des températures. Avant toute chose, protégez vos extrémités, ce sont les premières à souffrir. Prenez aussi l’habitude de superposer les couches de vêtements : l’air emprisonné entre chaque épaisseur est un très bon isolant. Une alimentation plus épicée qu’à l’accoutumée (gingembre, piment, poivre) va aussi activer la production naturelle de chaleur par l’organisme, tout comme l’activité physique. Mais attention : contrairement aux idées reçues, la consommation d’alcool ne réchauffe pas. Elle peut même s’avérer dangereuse car l’engourdissement atténue les signaux d’alerte du froid.

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