La prématurité est évoquée lorsqu’une naissance survient au moins 4 semaines avant le terme de la grossesse. En fonction du niveau de prématurité, les conséquences peuvent être plus ou moins graves pour l’enfant.

« Un enfant est considéré comme prématuré s’il naît avant 8 mois et demi de grossesse (37 semaines d’aménorrhée) », indique l’Inserm. Ce qui correspond à une naissance avant le terme estimé à 41 semaines d’aménorrhée, soit 9 mois et demi à compter de la date des dernières règles.

Trois niveaux de prématurité

« La prématurité moyenne correspond à une naissance intervenant entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée révolue (7 mois à 8 mois de grossesse) ». Si les enfants nés à ce stade peuvent souvent respirer seuls et se nourrir sans aide, les petits doivent être suivis médicalement pour s’assurer de leur bon développement.

La grande prématurité correspondant, elle, à une naissance intervenant entre la 28e et la 32e SA (6 mois à 7 mois de grossesse). Là, les nouveau-nés sont souvent fragiles et nécessitent généralement le placement en unité de néo-natalité, où ils bénéficient, en fonction de leurs besoins, d’une aide à la respiration, d’une alimentation spécifique et d’un placement en couveuse.

Enfin, la très grande prématurité s’applique aux naissances intervenant avant 28 semaines, soit en deçà de 6 mois de grossesse. Aucune survie n’a été obtenue en deçà de 23 semaines, soit en deçà de cinq mois de grossesse.

Pas encore prêt à affronter la vie extra-utérine

La plupart du temps, lorsqu’un enfant naît prématurément, « ses organes ne sont pas tous prêts à affronter la vie extra-utérine ». C’est pourquoi, ces nouveau-nés sont suivis de façon plus rapprochée. Et « les progrès médicaux récemment accomplis permettent aujourd’hui de pallier cette immaturité, au moins en partie, et d’en réduire les conséquences », indique l’Inserm.

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