Accueil » Santé Publique » Quand le cerveau tombe de sommeil…

Selon une équipe de l’Institut national de la Santé et de la Recherche (INSERM), toutes les zones cérébrales en fait, ne « basculeraient » pas simultanément vers le sommeil. Le thalamus prendrait même une confortable avance sur le cortex…
Ce travail a reposé sur l’analyse des signaux électriques recueillis pendant plusieurs jours consécutifs, sur le cerveau de patients susceptibles d’être opérés pour épilepsie. Il en ressort que « le thalamus, bien qu’étroitement connecté au cortex cérébral, voit son activité diminuer bien avant certaines parties du cortex cérébral », souligne Michel Magnin, directeur de recherche. Le thalamus jouerait donc un rôle essentiel dans le processus d’endormissement.
Tandis que cette zone cérébrale se trouve déjà au repos, certaines zones corticales continuent de s’activer. Il leur faudrait même, jusqu’à vingt minutes supplémentaires pour « s’endormir », cette durée étant variable d’un dormeur à l’autre. « Cela pourrait expliquer les phénomènes de type hallucinatoire fréquemment observés à l’endormissement, et le fait que nous surestimons souvent le temps qui nous est nécessaire pour y parvenir ».
Ce phénomène s’observe uniquement à l’endormissement. « Au réveil, on observe une réactivation simultanée des niveaux thalamique et cortical », souligne en effet l’auteur.

Source : INSERM, 17 mars 2010
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