Accueil » Santé Publique » Quand le silicone passe des fesses… aux poumons !
La jeune femme dont le cas est rapporté dans la dernière livraison de la Revue Prescrire, avait été admise au UCLA Medical Center de Los Angeles, pour des troubles respiratoires et des douleurs dans la poitrine, rapportent Christina Rager et ses collaborateurs. Une hypoxémie sévère – c’est-à-dire une diminution anormale du taux d’oxygène dans le sang ayant été diagnostiquée, un scanner pulmonaire a été prescrit. Il a permis de constater la présence d’infiltrats pulmonaires diffus, correspondant à des particules de silicone qui avaient migré vers les poumons. Le même phénomène a été constaté chez les deux autres jeunes femmes dont le cas est évoqué par les médecins californiens.
Pas la première fois…
En 2005 déjà, une revue de synthèse publiée dans dans la revue spécialisée Chest avait suscité la vigilance des spécialistes. Elle faisait état d’une série de 33 patients, dont les symptômes avaient été attribués à une embolie pulmonaire causée par une injection de silicone.
Outre les poumons, les reins semblent également constituer une cible potentielle. Les Centers for Disease Control and Prevention aux Etats-Unis, ont ainsi rapporté 3 cas d’insuffisance rénale aigüe en 2008.
En tout état de cause, les rédacteurs de Prescrire ne se font pas faute de souligner que ces effets indésirables sont « largement disproportionnés par rapport aux bénéfices attendus » de ces injections…

Source : Revue Prescrire Mars 2012/Tome32 N°341 page 191 – site de la revue Chest – le 1er mars 2012
Recevez chaque jour par e-mail les dernières actualités santé.