Recherche d’infos santé : quel patient êtes-vous ?

22 septembre 2011

Professionnels de santé, Internet, médias radio ou télé. Depuis plusieurs années, les offres d’informations médicales se sont multipliées. L’INSERM s’est intéressé à la quête de réponses à laquelle se livrent de plus en plus de patients… ou de bien-portants. Sept fois sur dix, ils font exclusivement confiance à leur médecin. Mais qu’en est-il des autres ?

Les auteurs se sont appuyés sur les participants à l’étude ALD-Cancer, réalisée en 2004 et centrée sur le vécu des patients atteints d’un cancer. A partir de ce travail, l’équipe du Pr Jean-Paul Moatti (Unité INSERM 912) a donc contacté 7 000 patients pour les interroger sur leurs sources d’« informations santé ».

Quatre profils de patients

Au total, 72,6% des patients ne ressentent pas le besoin spécifique de rechercher des informations, au-delà de ce que leur expose leur médecin. Pour le reste, trois profils spécifiques ont été dégagés :

– Les chercheurs d’informations «typiques» (12,5%), pour lesquels le médecin généraliste reste la source principale. Mais à la différence des précédents, ils cherchent également des réponses auprès d’autres patients et dans les différents médias. Ces ‘chasseurs d’infos’ sont ceux qui font appel au plus grand nombre de sources;

– Les chercheurs d’informations «contraints » (12,5%). Ce sont les seuls qui n’aient pas comme source principale, un ou des professionnel(s) de santé. Les médias constituent donc -à 62%- leur source d’info majeure. Selon les auteurs de l’étude, « cette recherche d’informations est essentiellement motivée par leurs difficultés de communication avec les équipes médicales » ;

– Les chercheurs d’informations «initiés» (2,5%) sont des professionnels de santé eux-mêmes, ou des personnes dont un membre de la famille est de profession médicale.

Ces trois groupes une fois définis, les chercheurs sont parvenus à mettre en parallèle des critères socioculturels permettant de les distinguer et de les caractériser. Contrairement aux chercheurs « typiques » et « initiés » qui appartiennent à des catégories socioprofessionnelles élevées et disposent d’un niveau d’études supérieur, les chercheurs « contraints » sont plus souvent issus d’un milieu moins favorisé. Ils sont plus souvent en situation de difficultés financières. Ils ont également un niveau d’étude moins élevé et sont plus souvent, sans emploi. Sans surprise, ces derniers sont d’ailleurs les patients les plus insatisfaits de l’information qu’ils reçoivent.

  • Source : INSERM, Unité 912 « Sciences économiques et sociales, systèmes de santé, sociétés », Inserm-IRD-Université de la Méditerranée, 20 septembre 2011

Destination Santé
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre quelles sections du site Web vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur notre politique de cookies sur nos CGU.

Aller à la barre d’outils