Certains jeunes peinent à trouver les mots pour s’exprimer. La plupart d’entre eux proviennent de milieux précaires et Alain Bentolila, linguiste et prof à la Sorbonne, met en garde contre la pauvreté du langage qui enferme ces jeunes dans un ghetto. Il dénonce en particulier, les hypocrites qui s’extasient devant le pittoresque du langage des cités et les pédagogues qui font preuve de laxisme. Pour lui, la pauvreté du langage révèle une insécurité linguistique. Elle empêche les jeunes d’exercer leur libre parole et leur libre arbitre. Moins un jeune a de mots dans son vocabulaire, plus il les utilise et […]
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