Secrets de familles : rassurez vos enfants

[04 octobre 2017 - 15h01]

Perte d’un enfant, suicide d’un proche, séjour en prison d’un parent ou encore adoption. De nombreuses familles cachent des secrets, en particulier à leurs enfants, par honte ou simplement car ils ne savent pas comment l’aborder. Ces non-dits pèsent pourtant sur le quotidien et le bien-être des plus jeunes.

Garder secret un événement traumatisant du passé d’un parent peut avoir des conséquences sur ses enfants. Or il risque de se révéler au travers du comportement de l’adulte, sans qu’il le veuille, ou parfois ne s’en rende compte.

Ainsi, « cette maman qui, au square, discute avec une autre mère, pendant que leurs deux petites filles s’amusent près d’elles », peut-on lire dans J’élève mon enfant de Laurence Pernoud.  « Elle est tout à coup bouleversée et paraît très ébranlée : elle s’est rendu compte que l’enfant qui joue avec la sienne avait exactement l’âge qu’aurait son aînée si celle-ci avait vécu. »

Comment évoquer des événements traumatisants ?

« Quand le non-dit préoccupe les parents, l’enfant le ressent et peut penser qu’on lui cache quelque chose. Il peut se sentir coupable d’être à l’origine des troubles de ses parents », explique l’auteur. Voilà pourquoi il est si important d’engager le dialogue avec lui.

« Il ne s’agit pas de tout expliquer, de donner trop de détails, d’y revenir souvent, mais de s’assurer que les enfants ont compris qu’ils ne sont pas responsables de ce qu’ont vécu leurs parents ou grands-parents », poursuit-elle. Ainsi auront-ils la possibilité, plus sereinement et « en toute liberté, d’y réfléchir lorsqu’ils seront plus âgés ».

Si toutefois, vous vous sentez dépassés et ne savez pas comment aborder le sujet, vous pouvez consulter un psychologue. Celui-ci pourra vous guider en fonction de l’âge de l’enfant. 

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