S’embrasser… pour faire durer le couple

[14 février 2014 - 10h34]

Que fait-on passer à travers un baiser ? De la salive certes… Mais en ce jour de Saint-Valentin, n’y aurait-il pas une réponse plus romantique ? Figurez-vous que ce thème intéresse aussi de près des scientifiques, à la recherche des raisons pour lesquelles nous nous embrassons. Coup de projecteur sur le fameux « french kiss », vous savez, celui avec la langue…

Rafael Wlodarski dirige le département de psychologie environnementale de l’Université d’Oxford. Avec ses collègues, il travaille sur les fonctions du baiser dans les relations sentimentales. « La première illustration que nous ayons d’un baiser romantique date de l’Inde antique et des textes en sanskrit », explique-t-il. « Sur les fresques murales de l’Egypte ancienne, l’on distingue aussi des partenaires intimes, qui se tiennent le visage, se lèchent ou se reniflent ».

A partir d’une revue de la littérature, Wlodarski dégage trois hypothèses sur le rôle du baiser dans les relations intimes :

  • ce rapprochement permettrait à chacun des partenaires d’évaluer en quelque sorte s’ils sont « compatibles »…
  • ce « french kiss » servirait à élever l’excitation mutuelle en vue d’une relation sexuelle, pour les préliminaires donc ;
  • il viserait à manifester à l’autre sa satisfaction dans la relation et contribuerait ainsi à la maintenir sur la durée.

Vive le romantisme !

Wlodarski et ses collègues ont tenté de vérifier ces hypothèses dans la « vraie vie », auprès de 308 hommes et 594 femmes, de plusieurs pays. Tous ont été interrogés par questionnaires. Ce travail a permis aux auteurs de confirmer deux de ces hypothèses : le baiser sert à trouver le « bon » partenaire et ensuite à entretenir l’équilibre de la relation. Ce dernier rôle du french kiss serait d’ailleurs plus important pour les femmes que pour les hommes.

Alors non, le fait de se « rouler une pelle » ne vise pas forcément à préparer l’acte sexuel. Il semblerait toutefois que sur ce plan, hommes et femmes ne soient pas sur la même longueur d’onde : si les premiers ont souvent une telle idée derrière la tête lorsqu’ils embrassent, les secondes elles, sont plus enclines au baiser après l’acte. Enfin, c’est la science qui le dit…

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