Soins palliatifs : seuls 10% des malades en bénéficient dans le monde

[28 janvier 2014 - 17h47] [mis à jour le 28 janvier 2014 à 17h50]

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie ce mardi le premier Atlas global des soins palliatifs. Le constat n’est pas glorieux. Notamment dans les pays pauvres et en développement, où les systèmes de soins laissent peu de place à cette prise en charge.

« Les soins palliatifs sont délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale », indique la Société française des soins palliatifs et d’accompagnement. Leur objectif est de « soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle ».

Or en 2011, seulement 1 malade sur 10 dont l’état nécessitait des soins palliatifs en recevait. Ce bilan est d’autant plus alarmant qu’environ 20 millions de patients auraient besoin de ces soins dans le monde. La majorité souffre de maladies cardiovasculaires (38,5%) et de cancers (34%). Les autres sont atteints d’affections respiratoires (10,3%), du SIDA (5,7%), et de diabète (4,5%).

La plupart des adultes concernés (78%) vit dans des pays pauvres et en développement. Ils sont généralement malades du SIDA, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est. Toutefois, dans les pays riches, la plupart des patients en fin de vie a besoin de soins palliatifs. La raison ? La population âgée de plus de 60 ans, susceptible de souffrir de pathologies requérant des soins palliatifs y est de plus en plus nombreuse. En parallèle, les autres causes de décès (accidents, mortalité maternelle et infantile…) y sont bien moins fréquentes que dans les pays pauvres.

Un besoin criant dans tous les pays

« Les soins palliatifs sont encore relativement nouveaux dans les systèmes nationaux de santé de la plupart des pays, surtout dans les pays pauvres et en développement », souligne l’OMS. D’où la nécessité «  de surmonter ces éventuelles barrières au plus vite. »

Ces soins ne se cantonnent pas à soulager la souffrance, explique l’OMS. « Ils visent également à prendre en charge la souffrance psychosociale et émotionnelle du patient et de ses proches. »

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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