Accueil » Bien-être » Insolite » Syndrome de la vessie timide : quand uriner hors de chez soi devient impossible
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La parurésie – aussi connue sous le nom de « syndrome de la vessie timide » ou encore « phobie urinaire » – est un trouble anxieux qui empêche une personne d’uriner lorsqu’elle se trouve hors de chez elle. Malgré une envie urgente, très difficile pour elles d’utiliser des toilettes qui ne sont pas les leurs. Ou bien, pour les hommes, certains y parviennent dans une cabine fermée mais pas dans les urinoirs.
Vous l’avez compris, celles et ceux qui en souffrent sont physiquement capables d’uriner, mais leur anxiété les en empêche dans certaines situations, notamment les toilettes publiques, à l’aéroport, au cinéma… En fait, les muscles de leur vessie et de leurs voies urinaires se contractent et ne peuvent se détendre suffisamment pour permettre l’écoulement de l’urine.
Sans la mesure où il s’agit d’un moment intime, les personnes concernées n’évoquent pas facilement le sujet. Difficile alors de connaître la prévalence de ce trouble. Mais certaines études suggèrent que jusqu’à 25% de la population pourrait être concernée, y compris les enfants.
De nombreuses questions restent sans réponse concernant les causes de la vessie timide. Les personnes souffrant d’un trouble anxieux généralisé ou bien de troubles obsessionnels compulsifs pourraient y être davantage sujettes. Par ailleurs, des travaux ont montré qu’un événement survenu durant l’enfance ou l’adolescence (comme être la cible de moqueries de la part de camarades de classe ou de frères et sœurs ou avoir été harcelé dans les toilettes publiques) pourrait ouvrir la porte à la parurésie.
Les personnes réservées peuvent se sentir extrêmement mal à l’aise en urinant en présence d’autres personnes. Elles peuvent par exemple s’inquiéter des bruits qu’elles émettent en urinant.
Les personnes souffrant de difficultés à uriner mettent parfois en place des stratégies d’évitement, comme le fait de ne plus aller au cinéma, d’arrêter de voyager… Certains peuvent même – dans les cas les plus graves – développer une agoraphobie.
Si c’est votre cas, n’hésitez pas à évoquer le sujet avec un professionnel de santé. Certaines stratégies donnent de bons résultats comme une thérapie cognitivo-comportementale, une thérapie d’exposition graduée, qui consiste à s’exercer à uriner dans un environnement contrôlé avec l’aide d’un partenaire (thérapeute, membre de la famille), l’hypnose, la méditation, l’utilisation de médicaments pour réduire l’anxiété…
A noter : cette parurésie peut s’accompagner d’une autre « timidité » : celle à déféquer dans les toilettes publiques et appelée « parcoprésie ».

Source : https://www.urologyhealth.org/urology-a-z/p/paruresis-(shy-bladder-syndrome) - https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/22208-shy-bladder-syndrome-paruresis

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dorothée Duchemin
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