Des chercheurs canadiens viennent de démontrer qu’un nouveau médicament pourrait stopper l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Du moins chez la souris. Un travail plein d’espoir qui demande tout de même à être confirmé.

Pendant des années, une équipe de l’Institut Lady Davis (Montréal) a cherché à identifier les premiers événements neurodégénératifs responsables de la perte de mémoire liée à l’âge. Ainsi les scientifiques ont découvert qu’une enzyme, la caspase 6, était fortement activée dans les lésions cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer et jouait un rôle dans la perte de mémoire.

Suivant cette découverte, ils ont émis l’hypothèse qu’en inactivant la caspase 6, il serait possible d’enrayer l’évolution progressive de la démence. Problème, il n’existe aucun inhibiteur spécifique de cette enzyme. Qu’à cela ne tienne, les chercheurs ont remonté le fil de la maladie d’Alzheimer et ont découvert qu’une autre enzyme, la caspase 1, était responsable de l’activation de la caspase 6. Une découverte des plus importantes puisque des inhibiteurs de la caspase 1 existent !

Inverser les pertes de mémoire

L’un de ces inhibiteurs (nommé VX-765) a été testé sur des souris. Et selon les chercheurs, les résultats sont sans précédent. « Le médicament inverse rapidement la perte de mémoire, élimine l’inflammation et enraye l’accumulation de peptide amyloïde prototypique associée à la maladie d’Alzheimer dans le cerveau des souris », se réjouissent-ils.

Bien entendu, il reste plusieurs étapes à franchir pour passer du cerveau de la souris à celui de l’être humain. Mais les auteurs estiment « qu’il y a une chance que ce médicament fonctionne tout aussi bien chez nous que chez les souris ».

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