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En passant divers examens en vue d’acquérir un prêt immobilier, l’animateur de TF1 et de NRJ Camille Combal a appris, a 41 ans, qu’il ne possédait qu’un seul rein. Une découverte qui l’a bien évidemment effrayé.
Cette « agénésie rénale » (c’est le terme scientifique) correspond à l’absence de développement d’un rein pendant la croissance fœtale. Et elle n’est pas aussi rare qu’on pourrait le croire. Environ une personne sur mille naît avec un seul rein, sans que cela ne représente nécessairement un problème de santé majeur. Dans la grande majorité des cas, les personnes concernées peuvent mener une vie parfaitement normale.
L’’origine de l’agénésie est généralement inconnue. Autrefois – c’est sans doute le cas pour Camille Combal – de nombreux parents ne découvraient jamais cette particularité chez leur enfant. Aujourd’hui, grâce aux échographies prénatales, la plupart des cas sont détectés avant la naissance.
Les reins, habituellement au nombre de deux, sont situés dans le bas du dos. Leur rôle essentiel est de filtrer le sang pour éliminer les déchets de l’organisme et produire l’urine. Chaque rein contient environ un million de néphrons, ces minuscules unités microscopiques qui assurent la filtration.
Lorsqu’une personne ne possède qu’un seul rein, celui-ci s’adapte naturellement. Il devient généralement plus gros et compense partiellement le travail du rein manquant. Toutefois, le nombre total de néphrons reste inférieur à celui d’une personne avec deux reins, ce qui implique que chaque néphron doit travailler davantage.
On le sait, vivre avec un seul rein est tout à fait possible. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une personne en bonne santé peut en donner un à un patient souffrant d’insuffisance rénale.
Chez l’enfant, un rein unique en bonne santé se développe généralement plus rapidement et devient plus grand que s’il faisait partie d’une paire. Cette croissance supplémentaire est bénéfique et aide le rein unique à accomplir le travail de deux reins.
Si vivre avec un seul rein ne pose généralement pas de problèmes majeurs, un suivi médical régulier est recommandé pour s’assurer de son bon fonctionnement :
Enfin, les personnes ne possédant qu’un seul rein doivent être particulièrement vigilantes avec certains médicaments potentiellement néphrotoxiques (toxiques pour les reins), notamment les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène. Il est essentiel d’informer votre médecin avant toute prescription médicamenteuse.

Source : https://www.chusj.org/getmedia/a9b25593-2274-43f2-b71a-8c00848f2548/depliant_F-1445_Mon-enfant-a-un-seul-rein.pdf.aspx?ext=.pdf - https://www.kidney.org/kidney-topics/children-born-one-kidney#:~:text=Mostpeoplearebornwith,onekidneyareperfectlyhealthy.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet