VIH/SIDA : éduquer les toxicomanes pour diminuer les risques de contamination

[24 juillet 2014 - 14h17] [mis à jour le 24 juillet 2014 à 14h18]

Une étude française a démontré l’intérêt de sessions d’éducation délivrées aux consommateurs de drogues par voie intraveineuse pour diminuer les risques de contamination au VIH et au virus de l’hépatite C (VHC). Les résultats très positifs ont été présentés lors de la 20e conférence internationale sur le SIDA, qui se tient actuellement à Melbourne (Australie).

La réduction des risques infectieux du VIH et du VHC chez les consommateurs de drogues par voie intraveineuse est une priorité de santé publique. L’étude ANRS AERLI (Accompagnement et Education aux Risques Liés à l’Injection) avait pour objectif d’évaluer une intervention innovante. Laquelle reposait sur des sessions individuelles d’accompagnement et d’éducation à l’injection menées par des pairs.

Au total, 288 sessions ont été réalisées auprès de 113 consommateurs. Ceux-ci ont été recrutés dans 8 centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD). Un groupe témoin de 127 usagers a été constitué dans 9 autres centres. Au moment de leur inclusion, tous les participants ont été interrogés sur leurs pratiques d’injection, puis 6 et 12 mois plus tard.

Une diminution de 43% des pratiques à risque de transmission du VHC a été observée dans le groupe bénéficiant des sessions. « Cet essai démontre la pertinence des démarches de santé communautaire », déclare Jean-Marie Le Gall de l’Association AIDES. Pour le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, « il est désormais envisageable d’implanter à plus grande échelle l’intervention et renforcer la réduction des risques parmi les usagers de drogues ».

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