Accueil » Santé Publique » 2011-2012 : l’hiver meurtrier

C’est grâce à la surveillance régulière menée par l’Institut de Veille sanitaire (InVS) que cette hausse de la mortalité au cours de l’hiver 2011-2012, a pu être mise en évidence. Une augmentation de 13% des décès a été enregistrée par rapport aux années précédentes, et les plus de 85 ans figurent parmi les populations les plus affectées. Selon les rédacteurs du BEH, « cette surmortalité est comparable à celle observée au cours de l’hiver 2008-2009 ».
Importantes disparités régionales
Sur la période étudiée qui va du 6 février au 18 mars 2012, « la quasi-totalité des régions à été concernée par cet épisode de surmortalité. Avec des excès variant de +8% en Alsace à +22% dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur par rapport à la mortalité attendue ». Selon les rédacteurs, « la hausse de la mortalité sur les mois de février et mars 2012 peut être mise en relation avec la survenue concomitante de différents facteurs (…) : une période de froid intense pendant 13 jours consécutifs entre le 1er et le 13 févier, et l’épidémie hivernale de grippe, en plein développement sur l’ensemble du territoire dès la mi-février ».
Un impact a posteriori
Selon les rédacteurs du BEH,« la survenue d’événements climatiques peut être directement ou indirectement responsable d’une partie de la mortalité, avec parfois un décalage de plusieurs jours à plusieurs semaines. Outre leur effet direct sur la mortalité, ces différents événements peuvent entraîner une déstabilisation de l’état général chez les personnes les plus vulnérables ».
Aller plus loin Consultez l’intégralité du BEH intitulé Surveillance de la mortalité au cours de l’hiver 2011-2012 en France.

Source : BEH, 4 septembre 2012, n°33 - Interview du Pr Jean-Louis San Marco, 20 août 2012
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