Comment réagir face aux colères d’un jeune enfant ?

04 février 2026

Chez le jeune enfant, la colère n’est pas un caprice mais un langage encore maladroit pour exprimer la frustration, la peur ou l’incompréhension. Comprendre ces tempêtes émotionnelles et y être préparés permet aux parents de poser un cadre sécurisant, cohérent et respectueux, sans s’épuiser ni abîmer le lien.

Chez le tout-petit, la colère est souvent l’expression brute d’une frustration dans un contexte où le langage est encore peu développé. Lorsqu’il ne parvient pas à dire ce qu’il ressent, l’enfant peut crier, pleurer, taper ou se jeter par terre. Ces débordements surviennent fréquemment face à un refus ou à une contrainte, comme aller se coucher ou interrompre un jeu, et sont favorisés par certains environnements, notamment les magasins ou les situations de rivalité avec d’autres enfants. Comment devraient réagir les parents ?

Poser un cadre clair et tenable

« Il n’y a pas de réaction parfaite », note d’abord Vincent Joly, psychologue. « La manière de réagir dépend beaucoup des valeurs éducatives des parents. » Dans tous les cas, « ce qui compte le plus, c’est la cohérence car l’enfant a besoin de repères stables et prévisibles », ajoute-t-il. Réagir en criant ou en s’énervant ne fait qu’amplifier la colère, même s’il est normal pour un parent d’être parfois débordé.

Idéalement, il est utile d’identifier la raison de la colère, de la nommer simplement et de rappeler la règle. L’idéal est de s’appuyer sur des règles simples, connues à l’avance, avec des conséquences constantes, énoncées calmement une fois l’enfant apaisé. Il s’agit de conséquences, et non de punitions car elles donnent du sens au cadre sans porter atteinte à l’estime de soi de l’enfant.

Se réconcilier vite

En cas de crise intense, la priorité reste la sécurité, en laissant l’enfant se calmer ou en le contenant de manière rassurante. Inutile de trop expliquer sur le moment, l’enfant n’ayant pas la capacité d’entendre un raisonnement.

Puis, la colère passée, il est essentiel de restaurer le lien et de rassurer l’enfant sur le fait qu’il reste aimé, même si la règle n’a pas changé. « Rester fâché trop longtemps ou distant est souvent incompréhensible pour lui », insiste Vincent Joly.

A noter : Il est essentiel de rappeler que la violence physique et l’humiliation n’ont pas leur place. Elles détruisent la confiance sans apprendre à l’enfant à mieux gérer ses émotions.

  • Source : interview de Vincent Joly, psychologue à Paris

  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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