5 choses à savoir sur le don d’organes

[22 juin 2017 - 14h17] [mis à jour le 22 juin 2017 à 17h24]

Vidéo et infographie / Ce 22 juin marque la 17e journée nationale de réflexion sur le don  d’organes et la greffe. L’occasion pour l’Agence de la Biomédecine de revenir sur différentes questions fréquemment posées en matière de dons et de greffes .

Je suis malade, puis-je donner mes organes ?

Qu’on se le dise, nous sommes tous des donneurs potentiels. Il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes. C’est lors d’un décès que l’équipe médicale en charge du donneur évaluera, au cas par cas, les organes et tissus pour s’assurer de la qualité du prélèvement.

Pour donner, dois-je avoir une carte de donneur ?

En France, la loi fait de chacun de nous un donneur présumé. Pas besoin de carte de donneur donc pour être donneur d’organes et de tissus.

Un enfant mineur peut-il être donneur ?

En France, la loi indique que si la personne décédée est un mineur, le prélèvement d’organes et de tissus ne peut avoir lieu qu’à la condition que chacun des titulaires de l’autorité parentale ou le tuteur y consente par écrit.

Notons que si l’enfant est âgé de plus de 13 ans et qu’il souhaite s’opposer au don d’organes et de tissus après la mort, il peut s’inscrire sur le registre national des refus.

Et si je ne veux pas donner ?

Si vous ne souhaitez pas être donneur, il faudra préciser sur le registre national des refus, les organes et les tissus qui ne doivent pas être prélevés.

Il est également possible d’exprimer son opposition au prélèvement de certains organes ou tissus par écrit ou, éventuellement, par oral à l’un de ses proches. Au moment du décès, ce proche pourra faire valoir cette opposition partielle au prélèvement.

Peut-on choisir à qui seront donnés les organes ?

Le don d’organes et de tissus est un geste altruiste et solidaire. Il n’est donc pas possible de choisir la ou les personnes qui pourront bénéficier du don post-mortem de ses organes. Par ailleurs, il s’agit d’un don anonyme. Le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et réciproquement. Notons enfin que la famille du donneur peut être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, si elle le demande à l’équipe médicale qui l’a suivie.

A l’occasion de la journée dédiée, ce 22 juin, l’Agence de la Biomédecine donne la parole aux greffés. Ainsi sur le site dondorganes.fr, 5 personnes greffées ont accepté d’apporter leur témoignage. Sous forme de courtes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, ils donnent une réponse personnelle et une vision humaine du don et de la greffe.

Partager cet article