Nous connaissons tous la recommandation « 5 fruits et légumes par jour ». Cette consommation est un élément clé de notre bonne santé. Problème, selon les résultats d’une étude conduite par le CREDOC, nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas respecter ce conseil.

Depuis 2001, nous sommes tous familiarisés à la phrase « pour votre santé, mangez 5 fruits et légumes par jour ». Apports en vitamines, minéraux, fibres, effet protecteur contre les principales pathologies chroniques… les bénéfices de cette consommation quotidienne sont réels. Pourtant, selon le Centre de Recherche pour l’Etude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), les chiffres sont à la baisse. Alors que nous étions 31% à respecter cette recommandation en 2010, nous n’étions plus que 25% en 2016. Une proportion équivalente chez les adultes et les enfants. Selon les auteurs, la crise économique récente n’est pas étrangère à l’affaire.

Des différences sociales et territoriales

En ce qui concerne la consommation de fruits et légumes, les différences socio-démographiques se font sentir. Alors que la moitié des enfants vivant dans un foyer où le(s) responsable(s) du ménage n’a aucun diplôme consomment moins de 2 portions par jour, ils ne sont « que » 23% lorsque l’un des parents a fait des études supérieures.

Territorialement, c’est dans le nord de la France que les recommandations sont le moins suivies.

Une obésité en hausse

Hasard ou coïncidence, depuis 10 ans, l’obésité reprend sa progression. En 2016, la proportion d’enfants en surpoids ou obèses était de 19,8% contre 15,8% en 2007. Comme pour les fruits et légumes, les enfants concernés sont toujours nettement plus représentés dans les milieux les plus défavorisés.

Le CREDOC appelle donc à la mise en place de « politiques publiques ciblées et de proximité pour réduire au plus vite les fractures alimentaires ».

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