Pour la sixième année consécutive, la Revue Prescrire publie un bilan des « médicaments à écarter pour mieux soigner ». Résultat : 90 médicaments actuellement sur le marché (dont 79 en France) présentent une balance bénéfices-risques défavorable. En clair, ils seraient plus dangereux qu’efficaces.

Cette analyse de Prescrire (conduite de 2010 à 2017 et mise à jour en 2018) a recensé 90 médicaments (dont 79 commercialisés en France) dont la balance bénéfices-risques est défavorable « dans toutes les situations cliniques pour lesquelles ils sont autorisés en France ou dans l’Union européenne. »

Il s’agit par exemple de « médicaments anciens dont l’utilisation est dépassée, car d’autres médicaments plus récents ont une balance bénéfices-risques plus favorable ». Ou de « médicaments dont l’efficacité n’est pas prouvée au-delà d’un effet placebo, et qui exposent à des effets indésirables particulièrement graves ».

Ainsi, en gastro-entérologie, par exemple, on retrouve la dompéridone (Motilium®…) qui expose « à des troubles du rythme cardiaque et des morts subites ».

Pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), le diclofénac (Voltarène®…) par voie orale expose « à un surcroît d’effets indésirables cardiovasculaires (infarctus du myocarde…). » Quant au kétoprofène en gel, il ouvre la porte à des eczémas.

Vous pouvez retrouver la liste complète des médicaments, classés par spécialité (cancérologie, cardiologie, dermatologie, diabétologie, rhumatologie…) en cliquant ici.

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