« L’hypertension artérielle (HTA) est le principal facteur de risque d’avoir un accident vasculaire cérébral (AVC) », s’insurge le Dr Isabelle Crassard, neurologue à l’hôpital Lariboisière de Paris. Et sa révolte s’explique. « Dans un cas sur cinq cet accident est du à une hémorragie », explique-t-elle. « Mais 4 fois sur 5 il s’agit d’un infarctus cérébral. Or il est maintenant tout à fait établi que le traitement de l’hypertension prévient le risque d’AVC. De nombreux essais thérapeutiques ont montré le bénéfice du traitement anti-hypertenseur. Une baisse sur 5 ans de 5 à 6 mm de mercure de la pression artérielle diminue le risque d’accident de 40% ! Même si le malade a déjà été victime d’un premier accident. »

Les AVC sont la 3ème cause de mortalité dans le monde. Ils représentent 10% des causes de décès dans les pays industrialisés mais ne font pas la Une des gazettes pour autant. Moins médiatiques que la vache folle ou le SIDA, sans doute…

Et pourtant ! « Chaque année en France il s’en produit 130 000 », souligne Isabelle Crassard. « Entre 20% et 25% de ces patients meurent dans le mois qui suit et parmi les survivants beaucoup – entre le quart et la moitié – resteront plus ou moins dépendants d’autrui pour leurs activités quotidiennes. L’AVC est donc très grave en termes de mortalité et de handicap. Mais nous avons un moyen efficace de prévention par la prise en charge de l’HTA ». À condition d’engager à temps un traitement efficace …

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