Acides gras trans : des tueurs potentiels ?

[24 août 2015 - 15h40] [mis à jour le 17 septembre 2015 à 10h59]

Pizzas, viennoiseries, barres chocolatées… Ces produits alimentaires contiennent des acides gras trans. Autrement dit de véritables ennemis pour nos artères et notre santé en général. D’ailleurs une équipe canadienne confirme les nombreux effets délétères de cette substance.

D’où viennent les acides gras trans ? Certains sont dits naturels lorsqu’ils sont produits dans l’estomac des ruminants (vaches, moutons) par les bactéries qui y résident. « Ces acides gras sont ensuite incorporés dans les graisses corporelles des animaux et dans leur lait », explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES). « Ils sont par conséquent présents dans la viande, le lait et les produits laitiers ». A noter que ces acides gras trans naturels ne sont pas du tout impliqués dans l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

D’autres acides gras trans sont d’origine technologique. « Ils sont synthétisés via des procédés industriels comme l’hydrogénation des huiles végétales. Ce type de procédé permet de faire passer des graisses de l’état liquide à l’état solide, ce qui facilite leur utilisation et leur stockage et les rend moins sensibles à l’oxydation ». Enfin, d’autres peuvent également se former lors du chauffage et de la cuisson des huiles végétales à haute température. Vous retrouverez donc des acides gras trans dans les produits suivants : viennoiseries, pizzas, quiches, certains plats préparés, barres chocolatées.

Des risques confirmés ? Or selon les études épidémiologiques, une consommation excessive d’acides gras trans dits technologiques (apports supérieurs à 2% de l’apport énergétique total) est associée à une hausse du risque cardiovasculaire. D’après une étude canadienne publiée dans le British Medical Journal du 11 août, ces acides consommés de manière régulière augmenteraient de 34% le risque de mortalité, toutes causes confondues. Cependant l’équipe du Dr Russel de Souza, de l’Université Mc Master (Hamilton) tient à préciser que ce résultat a été obtenu au terme d’une étude observationnelle. Il n’en reste pas moins qu’il est toujours recommandé de limiter au maximum votre consommation de produits susceptibles de contenir ces substances.

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