Acné : quand la contraception… soigne la peau

[15 octobre 2010 - 09h22] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h41]

Marre des boutons disgracieux ? Dermatose très fréquente, l’acné évolue par poussées. Elle touche principalement les adolescents, puisqu’ils représentent 7 cas sur 10. Voilà bien sûr, qui justifie son surnom d’acné juvénile… Chez un certain nombre de femmes cependant, elle peut ensuite persister très au-delà de l’adolescence. A tel point que 20 à 40% des 25-40 ans seraient concernées. Et si la solution pour en venir à bout se trouvait dans… une pilule contraceptive ?

Fin 2007, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) a émis des Recommandations de bonne pratique concernant le traitement de l’acné. Elle y rappelle notamment, que « chez la femme acnéique ayant une contraception hormonale, il convient de s’assurer que celle-ci ne contient pas de progestatif androgénique ».

Et pour cause. Les androgènes jouent un rôle prépondérant dans l’apparition de l’acné. Ces hormones mâles – également présentes chez la femme – stimulent l’activité des follicules pilosébacés, qui sécrètent alors le sébum, lui-même à l’origine de boutons disgracieux.

Lorsqu’une femme est sujette à l’acné, son médecin pourra donc recommander une pilule contenant un progestatif dont l’efficacité sur la peau est reconnue. C’est le cas notamment de l’acétate de cyprotérone, connu de très longue date. Il en existe d’autres, comme la drospirénone. Ce progestatif de « dernière génération » est réputé pour avoir une formule proche de la progestérone naturelle. Il dispose d’une activité anti-androgénique et limite à la fois les gonflements, et les tensions mammaires. Associé à l’éthynilestradiol, « il réduit de façon significative les lésions occasionnées par l’acné », soulignent les auteurs d’une étude contre placebo réalisée auprès de 784 femmes. Le combat contre l’acné n’est donc jamais perdu d’avance. Si vous êtes concernée, parlez-en à votre médecin traitant ou à votre gynécologue.

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