Faire partie des 2,2% de la population dite « à haut potentiel », ce n’est pas seulement avoir un QI supérieur à 130. La surefficience intellectuelle s’accompagne de différents traits de personnalité pouvant se révéler être des forces, mais aussi des faiblesses, notamment dans la vie professionnelle. 

Même si l’on comprend et accompagne de mieux en mieux la surefficience intellectuelle, elle véhicule encore beaucoup d’idées préconçues, notamment quand elle concerne les adultes. Comme le souligne la psychologue et psychanalyste Monique de Kermadec dans L’adulte surdoué : Apprendre à faire simple quand c’est compliqué, ces derniers ont toujours été « l’objet de fantasmes, d’idées reçues et d’hostilité qui rendent encore plus difficile leur insertion ».

On pourrait notamment penser qu’ils réussissent forcément dans leur vie professionnelle. Or « l’adulte surdoué est aussi hypersensible, hyperémotif, hyperréactif au monde », sans oublier son énergie débordante parfois difficile à canaliser et son indépendance d’esprit. Autant de caractéristiques « pouvant le vulnérabiliser, fragiliser son potentiel et en faire quelqu’un d’inadapté à un milieu hautement compétitif ».

Reconnaître et valoriser la différence

Première étape pour éviter cet écueil, trouver sa voie professionnelle et s’y épanouir ? Prendre conscience de sa différence. Pour ne pas être un fardeau, le haut potentiel doit dans un premier temps être validé par un test puis pleinement accepté par la personne qui en a hérité. Il lui est alors plus facile de vivre avec. L’accompagnement par un thérapeute est souvent utile, à condition que ce dernier maîtrise le sujet.

L’adulte surdoué s’épanouira évidemment plus facilement dans une profession à même d’abreuver sa soif perpétuelle de connaissances, de stimuler son intelligence, de laisser s’épanouir sa créativité. « Il se sentira souvent plus à l’aise aux commandes de sa propre entreprise ou dans une petite structure que dans des grosses sociétés très hiérarchisées ou dans la fonction publique », souligne Monique de Kermadec.

Pour aller plus loin, entrer en contact avec d’autres adultes surdoués, trouver des coordonnées de thérapeutes, vous pouvez vous rapprocher des associations MENSA France et de l’ANPEIP.

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