











Les auteurs se sont fondés sur les données de laDemographic and Health Survey, menée dans 27 pays d’Afrique sub-saharienne. Celle-ci a étudié le déroulement de plus de 81 000 grossesses, entre 2003 et 2009. Objectif : évaluer le risque de mortalité néonatale en fonction de l’indice de masse corporelle (IMC) des mères.
« Les enfants dont la mère est obèse sont plus exposés au risque de complications post-natales, voire de décès. En effet, ils font plus souvent l’objet d’une admission en service de néonatologie, et présentent un poids de naissance supérieur à la normale » explique le Dr Jenny Cresswell.
Une mortalité bien plus élevée
L’Afrique subsaharienne hélas, connaît le taux de mortalité néonatale le plus élevé au monde. A l’issu de leur travail, ses auteurs estiment que « les nouveau-nés de mères obèses présentent un risque de mortalité au cours des 4 premières semaines de vie, supérieur de 50% par rapport aux enfants nés de mère ayant un poids normal ». Un phénomène qui s’accroît lors des deux premiers jours de la vie : le risque de mortalité néonatale alors, est ainsi augmenté de 62% chez les enfants de mères obèses.
« C’est la première fois que l’obésité maternelle est identifiée comme un facteur de risque de mortalité néonatale » indique Jenny Cresswell. « Aujourd’hui, environ 5% des femmes vivant en Afrique subsaharienne sont obèses. Pourtant, le problème prend rapidement de l’ampleur. En 2030, environ le quart des adultes y seront en surpoids, et un sur cinq sera obèse ».
Source : The Lancet – le 8 août 2012
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