AINS : le moins, et le moins longtemps

24 octobre 2006

Des travaux récents suggérent que les anti-inflammatoires (AINS) classiques peuvent augmenter le risque d’infarctus et d’AVC. L’AFSSaPS rappelle donc au public – et aux professionnels – que leur bon usage est prudent et parcimonieux. Explications.

Le 18 octobre dernier le Comité européen des spécialités pharmaceutiques concluait par une mise en garde sa réévaluation des anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS), entreprise à la demande de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé. Il maintenait son avis favorable quant à leur rapport bénéfice/risque. Il soulignait en revanche que les AINS « peuvent être associés à une faible élévation du risque de thrombose artérielle (d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral). Et cela d’autant plus lorsqu’ils sont utilisés à des doses élevées et au long cours« .

L’Agence française annonce donc un renforcement des mises en garde sur ces produits. Ces derniers – diclofenac, etodolac, ibuprofen, indomethacin, ketoprofen, ketorolac, meloxicam, nabumetone, naproxène, nimesulide et piroxicam – doivent être utilisés « à la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible. » Leur choix doit également être effectué en prenant en compte les facteurs de risque individuels du patient, et un AINS ne doit pas être substitué à un autre « sans avoir pris en considération les profils de sécurité respectifs de chacune des substances actives et les facteurs de risque individuels du patient ».

Vous pensez que tout cela relève du strict bon sens ? Certes. Alors commencez par ne plus utiliser sans avis médical les (nombreux) AINS aujourd’hui en vente libre. Le seul ibuprofen – ou ibuprofène – existe en effet sous 78 formes et présentations…

  • Source : AFSSaPS, 24 octobre 2006 - Photo Soniak/Fotolia

Aller à la barre d’outils